Avec un dessin pop et épuré, Chiisakobé nous plonge dans une histoire poétique et touchante. Avec un héros qui doit apprendre à être alors que ses proches ne sont plus. Une histoire de reconstruction profonde.
Derrière sa chevelure rideau, Shigeji est un héros discret, mystérieux et redonne foi en l’humanité. Sa force et cet évènement dramatique donnent aussi beaucoup d’espoir au lecteur. La volonté est moteur de réussite.
Le thème de la reconstruction n’est pas sans rappeler celui d’un pays entier. Mochizuki précise que cette œuvre est une réaction au Tsunami de Mars 2011. D’une violence extrême, celui-ci a entraîné la disparition de plus de milliers de japonais.
Pour réagir, l’auteur matérialise son ressenti à travers cette œuvre. Et c’est dans ce drame qu’il puise le besoin de reconstruction de Shigeji. Cela traduit le besoin de se reconstruire d’un pays tout entier.
J’ai adoré lire ces 4 tomes pour cette authenticité et cette humanité transmises par les personnages.
On s’attache au décor et à chaque personnage ayant chacun des traits de personnalité bien à eux.
On aime les illustrations épurées où les émotions des personnages sont réalistes et nous laissent songeurs. Un regard, un poing serré, les sourcils froncés de Ristsu.
On suit Shigeji dans sa reconstruction. Puis celle de Ritsu dévouée chaque jour à s’occuper des enfants alors qu’elle n’a que 20 ans.
Je recommande cette lecture. Un manga doux et poétique, marquant. Une immersion dans le coeur brisé des personnages et surtout dans leur volonté de se reconstruire. L’auteur livre un message rempli d’espoir et d’humanité.